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Diana Orlow
"Diana Orlow, alias "Lilith von sirius" fut une véritable
apparition dans ma vie et dans mon travail.
Un soir, au cours du Bistro Sexo qui se déroulait encore dans
les locaux du Square Maubeuge à Paris, une silhouette transparente
fit une entrée muette et silencieuse et s'enfonça dans un
profond fauteuil sans regarder personne. À la fin du débat,
elle ne bougeait toujours pas mais son attention ne m'avait pas quittée.
J'étais troublée par cette présence si fragile qui
m'apparut ensuite tellement forte.
En quelques mots, quand nous fûmes seules, elle m'expliqua qu'elle
était ravie d'avoir enfin rencontré une autre femme qu'elle
qui avait un tel rapport à la sexualité.
C'est plus tard, quand elle exposa ses livres, ses tableaux et ses installations
et qu'elle vint danser avec son boa lors d'une soirée anniversaire
des Carrés d'Hélène que je compris un peu ce qu'elle
voulait dire. Certaines de ses toiles, par exemple, étaient composées
avec ses menstrues, j'en possède encore une que je garde précieusement.
Son livre, écrit dans les quatre langues qu'elle parlait, m'apprit
qu'elle vivait comme prostituée sacrée. Mais à l'occidentale.
C'est-à-dire qu'elle recevait seulement des hommes qu'elle aimait
et avec lesquels une évolution spirituelle était envisageable.
Si j'en parle au passé, c'est qu'elle est décédée
en 1997 à l'âge de 25 ans.

Ses ouvragessont édités par
- Philippe Pissier
- On'a faim





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