Les Carrés d'Hélène

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Hélène Lechevalier

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Revue de Presse

 

Depuis 1992, la presse écrite, internet et télévisuelle

s'est beaucoup intéressée

au travail de notre

 

Centre de Recherche et d'Enseignement sur la Vie Sentimentale et Sexuelle

 

A l'époque, il s'appelait encore le Collège d'Éros

pour ensuite devenir Les Carrés d'Hélène que vous connaissez aujourd'hui.

 

Voici quelques exemples de ce qui a été écrit :

Article paru dans le numéro 846 du 18 novembre 1993

 

UNIQUE EN EUROPE : LE COLLÈGE D'EROS

J'ai fait ma rentrée à l'école du sexe
Pour suivre les cours de cette étrange école parisienne, il faut avoir plus de 18 ans.

Les matières enseignées sont en effet un peu particulières : l'amour, la sexualité et l'érotisme.

Cela semble très sérieux et un millier d'élèves se sont déjà inscrits. Première leçon.

 


Seizième arrondissement de Paris. Une rue calme et bourgeoise. D'un côté de la rue, une école. Une vraie, pour enfants. Juste en face, un immeuble avec une plaque fixée à l'entrée : Collège d'Éros. II est 18 heures. Une quinzaine de personnes passe en même temps que moi une porte du rez-de-chaussée. Une majorité d'hommes, quelques femmes seules et trois couples. Des jeunes, des moins jeunes, des beaux, des moins beaux.

Si mes anciens instituteurs et professeurs me voyaient ! Eux qui sur tous mes relevés de notes jetaient ce commentaire lourd de reproches :

" Des capacités, mais peut mieux faire. " L'école, m'y voici donc à nouveau mais, une école pas comme les autres : le Collège d'Éros est le premier établissement d'éducation sexuelle, amoureuse et érotique à s'ouvrir en France, et même en Europe. Seul impératif pour avoir le droit d'entrer en classe, avoir dépassé depuis longtemps l'âge des culottes courtes. En clair : être majeur.


La salle de classe ressemble plutôt à un bureau. Un canapé, des chaises, des étagères chargées de livres spécialisés. Sur les murs, des affiches, des slogans : "Dans la vie, on apprend la musique, la cuisine, à marcher, mais on n'apprend pas l'érotisme." Les plus timides s'assoient dans les coins ; les plus hardis s'installent devant. Silences, regards un peu gênés ou faussement décontractés. Le professeur est là : c'est une jolie jeune femme. Petite taille, sourire relax, Hélène Lechevalier se met à parler, "raconte" l'école qu'elle a créée voici presque un an. -Au cours de ma vie j'ai eu l'occasion d'approcher toutes les sexualités existantes. J'ai dépassé les tabous du langage. En créant ce collège, j'ai voulu mettre au service des autres ma facilité d'en parler. Je ne me prends ni pour un médecin, ni pour un sexologue. Je me définis simplement comme un éducateur-informateur en sexualité et érotisme. La sexualité, il faut se donner les moyens d'en parler et de poser toutes les questions qui peuvent venir à l'esprit. Le sujet du jour est l'un des jeux érotiques les plus appréciés et les plus répandus, mais il se heurte à beaucoup d'insatisfactions : la fellation et le cunnilingus. Nous sommes donc là pour en discuter, sans tabou, ouvertement.


Bon. Premier tour de table. Mis en confiance par le ton déculpabilisant de la maîtresse de cérémonie et par l'anonymat qu'elle leur assure, les hommes prennent la parole en premier. Puis tout le monde semble se dégeler. Pendant deux heures, chacun y va de sa petite histoire, l'ambiance décontractée facilitant les évocations intimes.


Visiblement, tous les élèves de ce soir sont des gens " normaux " cherchant à résoudre un problème de couple ou désirant faire le point sur leur sexualité. Ils sont venus d'abord par curiosité. Pour voir.

 

Ce qu'ils voient, c'est qu'ïl ne s'agit pas d'une école du sexe à l'américaine où la première leçon consiste à se mettre à poil avant même d'ouvrir son cartable. Au Collège d'Éros, pas de démonstration in situ. Rien que des mots. Simples et parfois crus, mais suffisamment informatifs pour que des médecins s'intéressent à la démarche d'Hélène Lechevalier. -En tant que gynécologue, explique le docteur Claudie Bouteville, notre formation et notre acquis sont limités pour informer. Les médecins peuvent être aussi bloqués que leurs patients. Ce collège est un moyen de vulgariser l'information. L'animatrice a un langage quasi universel, une ouverture d'esprit très large et tout le monde peut la comprendre.


Alors tous les jeudis soir, le petit bureau qui sert encore de salle de conférences (l'établissement devrait prochainement s'installer dans des locaux plus en rapport avec le millier d'élèves déjà inscrits au fichier de l'école) fait salle comble. La première leçon est gratuite, les suivantes coûtent 150 francs. Partant du principe que la discussion en groupe ne convient pas à tout le mande, le Collège d'Éros propose également des cours particuliers. Gilles, qui a des problèmes conjugaux, a préféré en parler à Hélène en tête à tête : -Je ne me sens ni malade ni dépravé, mais j'ai besoin de quelqu'un qui m'écoute sans me juger.


Pour éviter tout débordement ou malentendu, le Collège a ses règles juridiques, sociales et morales. -Nous ne sommes ni un club de rencontres, ni une agence matrimoniale, répète Hélène.


Consciente que certains ne franchiront jamais les portes de son école, elle diffuse des informations pratiques à l'aide d'une lettre mensuelle, de livrets techniques et de cassettes audio à écouter chez soi, dans son Walkman, ou dans sa voiture. Les devoirs scolaires du Collège d'Éros..

Enquête : Christine d'H. et Marie L.

Union

Article de Michèle Larue paru en 1994

LES TABLES RONDES DU SEXE


Au bout d'un an d'existence, les " tables rondes " de cette école d'éducation sexuelle pour adultes font le plein.

Les sujets abordés sont aussi variés que le fantasme de prostitution, l'amour pendant la grossesse, l'impuissance ou la tentation pédophile.

Hélène, fondatrice et directrice, offre un entretien exclusif à Union.

 


Union : A qui s'adresse votre enseignement sexuel ?
Hélène : A des débutants, bien sûr, et à tous ceux qui veulent en savoir plus sur la sexualité par rapport à ce qu'ils savent déjà. Autour de mes tables rondes, je reçois des solitaires, des hommes perdus, des divorcé(e)s, des couples de tous âges et toutes catégories socio-professionnelles. Un jour, je n'ai que des femmes, une autre fois, je n'ai que des hommes, tout dépend des sujets traités. Lors d'une table ronde sur l'amour pendant la grossesse, par exemple, je m'arrange pour prévoir deux sessions, une pour les femmes, une autre pour les hommes. Nous nous adressons aussi à ceux ou celles qui veulent connaître le mode d'emploi de certains fantasmes, de certaines sexualités un peu sophistiquées, pour s'en servir ou pas, ou simplement par curiosité.


Union : Qu'est-ce que vous entendez par " certains fantasmes " ?
Hélène : Tout ce qui se situe hors de la sexualité standard. Toutes les formes d'érotisme qui peuvent exister comme la bisexualité, la sodomie, le sadomasochisme, cette pléthore de fantasmes actuels qui divergent de la sexualité de base, celle qui ne sert qu'à faire des enfants. De plus en plus de gens se posent des questions. Chacun repart avec l'information. Après, c'est à l'auditeur de voir s'il a envie de concrétiser ou pas son fantasme, de le partager.


Union : N'est-ce pas une manière de pousser au vice ?
Hélène : C'est tout le contraire! Quel que soit le fantasme, il doit être abordé avec un esprit sain. Savoir à quoi l'on joue, connaître les règles du jeu sont des données indispensables pour faire un choix. Les pulsions individuelles existent déjà, sinon la personne ne viendrait pas à nous.


Union : Quelles sont les formules de cours du collège?
Hélène : le cours particulier se passe sous forme d'entretien. On débroussaille, on met les choses à plat, on satisfait la curiosité et, dans le cas d'une problématique sérieuse, on oriente la personne vers un thérapeute ou un psychologue.

Les tables rondes collectives, ont lieu deux fois par semaine et traitent d'un problème donné, annoncé à l'avance dans les programmes. Ces thèmes vont de l'amour pendant le grossesse ou l'amour après 40 ans jusqu'à des techniques comme la fellation, les préliminaires, les caresses, tous les jeux érotiques en somme.
Par correspondance, pour ceux qui ne pewent pas se déplacer, nous expédions à la demande une lettre d'information mensuelle, des petits bouquins techniques et des cassettes audio enregistrées.


Union : Que racontent ces cassettes ?
Hélène : Ce sont des mises en scène des jeux érotiques en direct : on joue, en se laissant diriger par la voix de la cassette. Notre premier enregistrement guide la fellation: la personne qui écoute applique en direct les conseils sur son partenaire, un walkman sur la tête. C'est complètement nouveau. Ensuite, l'imagination est là pour faire le reste.


Union : Comment se déroulent vos tables rondes?
Hélène : Une table ronde dure deux heures environ, et n'accueille jamais plus de quinze personnes : le public, et puis une, deux, trois ou quatre personnes présentes pour donner l'information. Je choisis mes " invités " en fonction des thèmes. La dernière table ronde portait sur le périnée, la musculature de l'amour, le bon état du corps pour faire l'amour. J'avais donc convié une gynécologue pour animer et compléter les débats. II y a un mois ou deux, nous avons abordé le fantasme de la prostitution, et j'avais invité une ancienne prostituée.


Union : Avez-vous constaté chez vos élèves l'existence d'une peur sexuelle, suite à la médiatisation intense des dangers du sida ?
Hélène : Bien sûr! Et nous abordons justement à chaque session des notions de base comme l'hygiène. La communication, que le sida rend plus difficile, tient également une place importante dans les colloques. La rencontre aussi : comment faire les premiers pas, la drague, en somme, et comment contourner les réserves de mise à notre époque. Nous passons en revue tout ce qui concerne l'acte sexuel, avant, pendant, après.

 

Union : Est-ce que vos tables rondes servent aussi à rassurer les participants ?

Hélène : ça dédramatise ! Certaines personnes sont très angoissées quand elles arrivent. Au bout d'une heure, elles commencent à se détendre. Elles sont rassurées d'entendre les autres, même si elles-mêmes ne parlent pas, ne témoignent pas, ne posent aucune question. Le simple fait d'écouter plusieurs personnes aborder les problèmes d'une manière aussi simple, aussi naturelle, les met à l'aise.


Union : Vous avez des fidèles ?
Hélène : Quelques personnes apprennent à chaque fois deux trois petits trucs et viennent en formation continue, jusqu'à ce qu'elles se sentent plus sûres d'elles. Nous recevons des gens très timides. Si quelque chose leur échappe, ils nous rappellent. Ainsi, après une table ronde, beaucoup de gens sollicitent un entretien individuel. Dans des cas d'attirance vers la pédophilie par exemple, les amateurs de ces pratiques demandent un entretien individuel. Ils peuvent ainsi aller au bout de ce qu'ils ont envie de dire.


Union : La pédophilie est un fantasme dangereux. Que conseillez-vous à de futurs adeptes ?
Hélène : On donne avant tout l'information: on explique pourquoi c'est un problème, pourquoi dans d'autres pays ces choses peuvent arriver; on énumère les dommages que subissent les enfants. Ce n'est pas à nous de dire " il faut, ou il ne faut pas ", mais plutôt : " voilà ce que ça fait aux enfants, voilà les risques, pour vous, mais aussi pour l'enfant sur lequel vous risquez de lever la main, voilà le traumatisme que vous risquez de lui infliger, parce que cet enfant vit dans une civilisation où les choses ne se passent pas comme ça ". Le client pourra en quelque sorte recadrer tout ça, réfléchir. On ne prétend pas que cela puisse suffire à résoudre les problèmes d'agressions sexuelles de toutes sortes, mais, au moins, celui qui arrive avec un trop plein énorme parce qu'il n'a jamais eu d'interlocuteur repart forcément moins dangereux qu'il n'est venu.


Union : Donnez-vous des recettes érotiques?

Hélène : Je donne des recettes de sexualité comme si c'était mes recettes de cuisine! A chaque fois, les gens sont aux anges de pouvoir s'épancher auprès de quelqu'un qui peut tout entendre, et qui leur propose des solutions simples et réalisables.


Union : Trouvez-vous des partenaires à vos élèves ?
Hélène : Je ne dirige pas une agence matrimoniale ! Mais lorsque des célibataires ou des divorcé(e)s ont des problèmes de solitude, qu'ils ou elles ne font pas de rencontres, c'est parce que ils (ou elles) ne font rien dans ce sens. Certains esseulés font d'énormes erreurs de tact ou de comportement, souvent en toute bonne foi. Notre rôle est alors de leur ouvrir les yeux.


Union : Les couples viennent-ils à la pêche aux idées, pour trouver un " plus " à leur sexualité ?
Hélène : Oui, car ils ont entendu dire que chez nous, on peut trouver le catalogue de ce qui existe. Ils ont quelques idées, mais ne savent pas trop ce qu'ils risquent. J'aime les couples qui ont déjà des idées en tête. Mais ils viennent vérifier si certains jeux, certaines pratiques risquent d'abîmer leur couple ou pas. C'est passionnant. Que ce soit sur l'échangisme, sur le sado-masochisme ou sur le fantasme de la prostitution, que ce soit sur l'exhibition ou la masturbation réciproque, qu'il s'agisse de faire l'amour autrement, par téléphone, par courrier, ils viennent pour savoir si la pratique de ces jeux met quelque chose en péril.


Union : Pour les couples qui rêvent d'échangisme, quelle est ta réponse?
Hélène : II y a un minimum de précautions à respecter, des précautions d'usage, psychologiques souvent. L'échangisme ne résoudra rien si le couple ne le pratique pas pour s'apporter quelque chose en plus. L'échangisme ne peut rien pour un couple malade. Ce n'est pas une rustine, c'est un " plus " dans un couple très complice, qui sait exactement où il en est, quelles sont les limites de l'un et de l'autre. Beaucoup de gens appellent pour parler d'échangisme. Le but est d'arriver avec eux à ce qu'ils trouvent très librement leur échangisme, ce qui leur convient, et non pas de se contenter de coller à un schéma où ils risquent de se faire beaucoup de mal mutuellement.


Union : Quel est votre rapport avec les psychologues et les sexologues?
Hélène : Les sexologues ont bien compris qu'ils ne sont pas toujours en mesure d'informer, parce qu'ils n'ont pas été formés pour ça, et parce que leur expérience privée ne leur permet pas toujours de le faire. Ainsi la plupart de ceux que j'ai rencontrés reconnaissent notre utilité. D'autres collaborent puremement et simplement avec nous.

 

Article paru dans le n°6 de février 1995

 

Comment elles sont devenues des bons coups
Bon coup ? Il paraît que ça s'apprend. Mais comment ?

Qu'est-ce qui distingue la star du plumard de l'amante standard ?

Pour savoir, Claire a interrogé six belles particulièrement douées pour la bagatelle.

Elles révèlent à chaud leurs combines sexo. Témoignages.



"FROU FROU" : TON AMOUR DU SEXE, ÇA T'EST VENU COMMENT ?


SYLVIE: Je suis mariée avec Philippe depuis 6 ans. J'en avais marre de notre train-train sexuel, l'impression de quelque chose de mécanique, de bâclé... J'ai décidé d'aller au Collège d'Éros, dont j'avais entendu parler à la télé. On est reçu par des psychologues et des sexothérapeutes. On peut parler simplement de ses problèmes, prendre des cours... J'y ai appris les massages érotiques. On vient avec son partenaire ou un modèle choisi par le prof et on apprend à recevoir, puis à faire des massages. On découvre de nouvelles zones érogènes, dans le dos, à la base du cou, au creux des coudes ou des jambes. Il faut chercher, apprendre à caresser sans chatouiller, à doser son effet suivant que l'on veut exciter ou apaiser son partenaire... En fait, c'est aussi agréable à donner qu'à recevoir. Je me suis rendue compte qu'on pouvait faire l'amour sans se toucher le sexe et sans pénétration... J'ai l'impression d'avoir redécouvert le corps de mon mari, et inversement.


ET TON PETIT SECRET À TOI, C'EST QUOI ? J'ai amélioré la technique du Collège d'Éros en remplaçant les mains par la bouche. Je le lèche, je le mordille, je le suçote doucement sur tout le corps... en m'attardant longuement sur ses orteils. Il me dit que c'est mortel, comme sensation!


NOTRE EXPERT: "Là aussi, Sylvie a eu besoin de modélisation, d'une aide extérieure qui force son imagination. Elle a osé faire cette démarche. Et elle a eu raison."

 

 

Article paru dans le n° 3 de mars 1995

 

L'amour, ça ne s'apprend pas. Le plaisir, peut-être. Suivez-nous aux Carrés d'Hélène, pour une visite guidée super-X...

Vous vous demandez si vous êtes homosexuel ? Vous ressentez des pulsions sadiques ? A 30 ans, vous êtes encore puceau ? Vous mourez d'envie d'en parler ? Pourquoi ne pas aller voir Hélène, qui anime Les Carrés d'Hélène (ex-Collège d'Eros) depuis deux ans ?

"Dans notre société", explique Hélène Lechevalier, fondatrice de cette école de la sexualité, "on n'apprend pas à faire l'amour. J'ai voulu donner aux gens la possibilité de poser toutes les questions". Sa méthode ? Cette directrice ès-sexe n'hésite pas à se lancer sur le terrain pour dispenser son savoir. Vous voulez un exemple ?

Un soir par mois, Hélène organise la visite guidée d'un sex-shop. De rayon en rayon, elle épluche Concorde, le supermarché du sexe situé dans le XXème arrondissement. Sujet du cours : l'art et la manière d'utiliser les gadgets érotiques. "Quand on choisit un vibro, l'important n'est pas le diamètre mais la puissance, dit sobrement Hélène. Si t'es plutôt diesel dans tes sensations, il faut un bon moteur à variateur...".
Rapide examen des différents aphrodisiaques, du plus dangereux -le poppers- au plus ou moins efficace -les vitamines. Les visiteuses (ce jour il n'y avait que des femmes) s'attardent sur un anesthésiant destiné aux éjaculateurs précoces. "Ce produit insensibilise le pénis : pour l'homme, plus facile de se retenir." La visite se termine sur les hommes gonflables (les poupons ?) avec pénis vibrants. Sans commentaires...


Pour suivre les cours des Carrés d'Hélène, il suffit d'être majeur. Déjà plus de mille inscrits, de 18 à 98 ans, tous milieux confondus, et autant de femmes que d'hommes ! La pédagogie : tables rondes, ateliers, entretiens particuliers, séminaires... Et attention pas de travaux pratiques. Les thèmes abordés touchent à la sexualité, la sexologie, la rencontre. Comprendre le mécanisme de l'orgasme. Apprendre les caresses buccogénitales. Localiser les zones érogènes. Découvrir l'érotisme de la lecture à haute voix. Toutes les premières fois : massage, amour à trois, sodomie... Six permanents assurent les formations. Quand les sujets sortent de leurs compétences, des spécialistes extérieurs prennent la relève. Précurseur en la matière, cette école d'éducation érotique et sexuelle se voit sollicitée de toutes parts. "Ma concierge me demande des conseils, les commerçants du quartier m'envoient leurs clients", remarque Hélène. Coups de téléphone et courrier de province abondent. Bref, la petite école commence à être débordée. "Il y a du boulot pour cinquante personnes. L'idéal serait d'ouvrir une ou deux filiales, mais cela suppose du personnel et des moyens. Tous les jours, nous avons la confirmation du bien fondé de notre existence. Ce n'est pas un gadget."

MyHam Léon

article paru en novembre 2000

 

Union : La fessée est-elle selon vous une perversion ?

Hélène Lechevalier : Pour la morale, tout ce qui ne vise pas la reproduction est pervers. De ce point de vue, la fessée est donc une perversion au même titre qu'un simple baiser d'ailleurs. En psychanalyse, on emploie ce terme uniquement si la fessée devient une condition sine qua non de l'acte sexuel. Dans les autres cas de figure, la fessée sera considérée comme un simple moyen de faire varier les plaisirs, rien de plus.

 

Union : Vos patients évoquent-ils souvent cette pratique?

Hélène Lechevalier: Oui. beaucoup se demandent si c'est normal. Ils me sollicitent alors pour avoir des tuyaux.

 

Union: Que leur répondez-vous?

Hélène Lechevalier: Qu'ils auraient tort de se priver. Je leur conseille seulement d'apprendre à doser leurs gestes pour qu'ils procurent du plaisir a leur partenaire et non de la douleur. Un peu de technique n'a jamais fait de mal. En effet, le résultat est différent selon que l'on fesse à pleine main ou en pichenette. Et bien que !e postérieur soit très charnu et peu innervé, l'onde de choc produite par la fessée se répercute dans le sexe. On compose ensuite au gré de son imagination, en jouant sur le rythme et l'intensité. Pourquoi ne pas laisser croire per exemple qu'on va donner une claque cinglante et se contenter d'administrer une douce caresse ? Le contraire marche aussi pas mal. II est important de jouer sur l'état psychologique du partenaire et de susciter son inquiétude, il n'en sera que plus excité. D'une manière générale, il n'y a pas de plaisir sans une certaine dose de peur où d'angoisse... et donc de douleur. L'essentiel est d'être à l'écoute de soi-même et de savoir pour quelle raison on donne une fessée. S'il s'agit de régler ses comptes, ce n'est pas du tout recommandé. Mais si c'est un moyen d'accroître son excitation et celle de son partenaire, dans ce cas, cela devient très intéressant !


Union : Les hommes et les femmes ont ils des comportements différents en la matière?
Hélène Lechevalier : Les sondages sont formels : ce que les femmes regardent en premier lieu chez un homme, c'est les fesses. De là à affirmer qu'elles les frappent, il y a tout de même une marge... Les hommes se montrent aussi très sensibles aux fesses des femmes. Malgré cette attirance commune aux deux sexes pour cette partie charnue, il est certain que les femmes sont plus souvent fessées que fesseuses.


Union : La fessée est-elle un prélude à la sodomie ?
Hélène Lechevalier : Cela pourrait l'être. Paradoxalement la fessée constitue plus un accès au sexe qu'à l'anus, peut-être du fait de la forte connotation SM de la sodomie. L'anus est la zone la plus intime de I'individu, alors que la fessée reste une pratique de surface. Elle implique moins que la sodomie tant physiquement que psychiquement.

 

Union : La fessée est-elle une forme douce du SM ?

Hélène Lechevalier : Traditionnellement, oui. Plein de couples arrêtent d'ailleurs leurs jeux SM à ce stade. Pour d'autres, la fessée constitue une entrée en matière. Le rapport à l'exhibition devient alors évident. Cambrée et jambes écartées, la personne s'offre aux coups mais aussi aux regards. A quatre pattes, la notion d'humiliation intervient. Sur le dos, jambes relevées, on peut se livrer à des jeux de pénétration et de masturbation, toujours agrémentés de claques. Ensuite les ustensiles peuvent intervenir.

 

Union: Avez-vous déjà rencontré des "artistes" de la fessée ?

Hélène Lechevalier : Certains se livrent à des recherches sophistiquées. Leur entrée en matière sera plus progressive. Ils commencent souvent par de petites tapes qui réchauffent en faisant monter le sang à la surface. Une fois les fesses prêtes, vitesse et force augmentent. Pour faire durer le plaisir, ils privilégieront ensuite des coups sourds à pleine main, qui gagnent en vigueur très très lentement. Cette mise en température peut durer plus d'une heure. Hématomes assurés. On peut aimer aussi plus brutal et plus rapide : la fessée cinglante. Certains "maîtres" connaissent toutes les variantes et tous les ustensiles. Ils prépareront un cérémonial avec décor, musique, et insultes ciblées, humiliantes, infantilisantes...

 

Union : Existe-t-il des irréductibles ?

Hélène Lechevalier : Forcément, certains n'apprécieront jamais cette pratique. Mais un fin psychologue devrait pouvoir y amener n'importa qui.

À lire :


"Anthologie de la fessée", Alexandre Dupouy, Ed. La Musardine, 120 F.


"Éloge de la fessée", Jacques Serguine, Éd. Gallimard, 32 F.


À consulter sur internet :


Une multitude de sites fetish et SM abordent la fessée. Les meilleurs nous viennent d'outre?Manche, "éducation anglaise" oblige ! Tapez simplement le terme "spanking" dans votre moteur de recherche et faites votre choix.

Revue de Web

Cocoonez-moi

Votre relation ou votre sexualité avec les hommes ou les femmes vous pose des problèmes....Alors allez visiter Les carrés d'Hélène vous y trouverez peut-être votre bonheur. Le professionnalisme, les qualités d'analyse et l'honnêteté intellectuelle d'Hélène, psychanaliste tantrique, sont à souligner dans ce domaine. http://cocoonez-moi.com/fr/massage/massage_detente.html

Lycos

Après les cafés-philo, les bistros-sexo (suite)
La créatrice et animatrice des Bistro Sexo, Hélène Lechevalier, une psychanalyste tantrique, laisse les participants suggérer des thèmes de discussion. Elle sélectionne ensuite ce qui lui semble le mieux correspondre aux attentes de chacun et se lance dans un petit topo sur le sujet avant de lancer le débat. Car ces rendez-vous ne sont en aucun cas des cours magistraux de la fesse, il s'agit avant tout de confronter et de partager les points de vues ou les interrogations. http://www.femme.lycos.fr/couple/anxa_bistro2.php

L'Express

Des guides pour une sexualité épanouie au Bistro Sexo, d'Hélène Lechevalier (une psychanalyste tantrique qui organise des réunions d'information sur le sujet une fois par mois, à Paris), de plus en plus de spécialistes tentent... http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/sexualite/dossier.as

 Galeries Jean Yves Pernot [2 / 3]

Ehgner à Paris. 1993 : Savignies :1° prix. 1993 : Argueil : Prix du jury. 1995 : Salon de Gisors : 2e prix. 1995 : Expo Carrés d'Hélène Paris. 1996 : Salon de St Germer:1° prix. 1996 : Expo à Remshalden (Allemagne) 1997 : Salon de St Germer:1° prix "hors ... http://www.picardie-service.com/galleries_pernot.htm

La fessée selon Hélène [2 / 3]

La fessée selon Hélène, Fondatrice des Carrés d'Hélène en 1995 et du Collège d 'Éros en 1991, Hélène Lechevalier associe les ressources de la Psychanalyse à ... http://fesrouge.free.fr/union3.htm

 diarydiana [2 / 3]

l'étude. Ou peut-être n'en rien écrire, en être persuadée pour soi, le laisser transparaître. Justement, je vais aux Carrés d'Hélène et me demande ce que c'est. En route ! "156" vient d 'être imprimé pour Hélène et sa boutique. J'envoie mes nouveaux ... http://www.magick-instinct.com/diarydiana.htm

Galerie et Liens

... Editorial : Les Carrés d'Hélène, Hélène Lechevalier a développé une "école du sexe" qu'elle présente dans un site superbe, et complet qui vous donnera ... 62.23.193.49/cc/fr/invites/liens.asp

 

 

 

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